Jeudi 18 juin 2009

Le licenciement reste souvent, pour ceux qui le vivent, une épreuve. Il est important pour le salarié d'être, avant toute chose, bien informé, tant sur la procédure de licenciement, l'attitude à adopter, que sur ses droits, qui diffèrent selon le contrat de travail, la convention collective, et le type de licenciement à intervenir ou intervenu. En outre, la jurisprudence, c'est à dire les décisions rendues par les juridictions, notamment par la Cour de Cassation, complètent la loi et en donnent une interprétation qu'il est indispensable de connaître. Si le licenciement parait abusif, le salarié saisira, par l'intermédiaire de son Avocat, la juridiction compétente. Il formulera, en cette occasion, des demandes d'indemnisation, au regard du préjudice subi. A l'occasion de la contestation du licenciement, pourront également être formulées des demandes liées à l'exécution passée du contrat de travail. Certes, en principe, le salarié peut se défendre seul devant le Tribunal. Le droit […]
Par DIAWARA - Publié dans : Que sais-je?
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Mercredi 20 mai 2009

Une emprunteuse non avertie, épouse d'un professionnel de la finance, reste-t-elle créancière de l'obligation de mise en garde du banquier ? Oui, répond la Cour. La banque reste tenue de son obligation de mettre en garde l'emprunteur nonobstant la présence, à ses côtés, d'une personne avertie, "peu important qu'elle soit tiers ou partie", ajoute-t-elle. La cliente d'un établissement de crédit ayant consenti à celle-ci deux prêts cesse de rembourser les mensualités et assigne la banque en responsabilité, pour manquement à son obligation de mise en garde. Les juges du fond rejettent sa prétention eu égard à la circonstance selon laquelle elle bénéficiait, dans le cadre des deux opérations, de la garantie de son ex-mari, qui exerçait une activité de consultant financier. Dès lors, la requérante "était en mesure d'obtenir de celui-ci toutes les informations utiles à l'appréciation de l'opportunité et de la portée de l'engagement qu'elle contractait". Cett analyse est sanctionnée par […]
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Lundi 4 mai 2009

Les conclusions dans le domaine juridique ne désignent pas l'aboutissement d'un raisonnement mais son exposé complet dans un document écrit, rédigé, dans la plupart des cas, par un avocat. Elles exposent l'argumentation d'une partie au procès et sont soumises à des contraintes formalistes, c'est à dire formulent des moyens en fait et en droit et comportent en annexe un bordereau de pièces communiquées. Les conclusions ne sont obligatoires que dans les procédures écrites, c'est à dire les procédures où la représentation par avocat est obligatoire. Il est également possible de conclure dans les procédures orales. Les conclusions déposées lors de l'audience, dans ce type de procédure, valent plaidoirie, c'est à dire que, même si un avocat n'aborde pas dans sa plaidoirie tous les éléments évoqués dans ses conclusions, il est fictivement considéré comme les ayant plaidés par le seul fait de déposer ses conclusions en début d'audience. Il est ainsi impossible pour une juridiction de […]
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Vendredi 16 janvier 2009

Par un arrêt en date du 8 avril 2008, la Chambre Commerciale de la Cour de Cassation a rappelé l'importance du devoir de conseil des établissements bancaires. Dans l'affaire qui lui était soumise, la Cour de Cassation a estimé qu' "en fournissant à son client un conseil inadapté à sa situation personnelle dont elle avait connaissance, [la Banque a] commis une faute sans laquelle ce dernier n'aurait pas procédé aux opérations génératrices de pertes". Cette décision signifie qu'en incitant son client à souscrire des opérations ne correspondant pas à sa situation, la Banque engage sa responsabilité envers ce dernier et peut être tenue d'indemniser son préjudice. Cette décision peut être consultée en cliquant sur ce lien. Par Yann Gré, Avocat au Barreau du Val de Marne. 
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Lundi 12 janvier 2009

Le notaire qui a commis une faute de nature à engager sa responsabilité peut être condamné au paiement des sommes inhérentes à la résolution de la vente en cas d'insolvabilité du vendeur. La Cour de cassation continue sur sa lancée en condamnant un notaire qui avait commis une faute en s'abstenant d'effectuer des investigations en vue de s'assurer de l'authenticité de la lettre portant titre de propriété présentée par le vendeur, dans la mesure où ce courrier n'offrait pas "de garanties suffisantes eu égard à son ancienneté et à la formule de réserve qu'il contenait" (cf. Cass. 1re civ., 16 oct. 2008, n° 07-14.695, RLDC 2008/55, n° 3219; Cass. 1re civ., 27 nov. 2008, n° 07-17.875, à paraître au Bulletin). La cour d'appel condamne dès lors à bon droit le notaire civilement responsable au paiement des sommes dues au titre de la résolution de la vente, compte tenu de l'impossibilité matérielle pour le vendeur de restituer les fonds versés par l'acquéreur. Cass. 3e civ., 3 déc. 2008, […]
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Lassana DIAWARA
Avocat au Barreau du Mali

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